« Viaggio nell’ombra » I. Bressan e M. Pellizzola nei margini della pittura

Format: : 14,5 x 23 cm

174 pages .

Achevé d’imprimer en mars 2014 par la Tipographie Guntenberg. S.r.l. Fisciano

ISBN 978-88-7554-069-2

Ombre  Massimo Bignardi   

Dans ce recueil d’essais écrits par plusieurs auteurs, dédié au thème de l’ombre, nous voulions résumer par la vivacité d’un débat à six voix, la construction d’une expérience que mènent séparément depuis plus de dix ans les artistes Italo Bressan et Marco Pellizzola décidés à exposer par une présentation à quatre mains sur plusieurs sites en Italie et à l’étranger. Une recherche toute centrée sur la peinture, sa capacité d’agir comme territoire de transits nouveaux, le tout à la lumière de l’expérience de l’enseignement que les deux artistes pratiquent dans leurs cours à l’Accademia di Brera de Milano. Au départ, des toiles, des cartes, des chiffres et des chemins abstraits que Bressan et Pellizzola ont « jeté sur la table » engageant Ada Patrizia Fiorillo, Valeria Tassinari, Giovani Iovane et moi-même à les examiner soigneusement, chacun dans son champ de recherche et d’étude. Sans doute cela rétrécit-il le sujet d’où la nécessité d’ouvrir le débat à d’autres contributions, en élargissant l’horizon pour camper le tout en expressions polyphoniques. Néanmoins – il ne pouvait pas en être autrement-  quelque chose est « laissé sur le terrain » et on en demande pardon. La donne qui émerge est certainement d’un grand intérêt réclamé par cette question; un intérêt qui nous amène à nous attarder dans les zones qui partagent l’identité culturelle typique de notre temps multiforme, quoique monolithique si décriée en ces temps de la culture mondialisée dominante. Le temps de l’ombre, tel que décrit par Peter Willburger dans la gravure bien connue «  Stiegen und Schatten » en 1982, est résumé dans cette image qui représente la variation (en séquences) d’une bande d’ombre tirée de l’aube au crépuscule sur les escaliers de sa maison de Raito, porte d’entrée de la côte amalfitaine. C’est toujours le même cliché qui, de gauche à droite, change dans la métamorphose du signe, la nature de la lumière et de l’ombre. Un titre qui, en lisant l’intitulé, se retrouve dans la forme de lignes d’ombres qui dessinent les perspectives, la perte de l’initial point de fuite de la peinture et qui enfin noue le dialogue avec la photographie, le théâtre, le cinéma et, surtout, l’histoire initiale. On n’y évoque pas le retour vers le passé, au contraire on y donne, à l’ombre la valeur d’un témoignage de notre époque, identité réelle de notre présent.

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